Interventions sur "universitaire"

19 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Ménard :

... réussite au baccalauréat pour créer un véritable diplôme représentatif d'un niveau scolaire. Les chiffres sont explicites, tous baccalauréats confondus : en 1980, le taux de réussite était de 64,1 % ; en 1990, de 73,4 % ; en 2000, de 79,8 %, avec une augmentation constante depuis cette année-là, pour arriver à une moyenne de 82,3 %. Du fait de ce taux de réussite extrêmement élevé, les filières universitaires sont saturées. La France ne peut pas promettre à tous les lycéens que l'université est faite pour eux, les chiffres suivants disent le contraire : 27,5 % des étudiants inscrits pour la première fois à l'université en 2012-2013 en sont sortis diplômés d'une licence en 2015 ; en 2014-2015, seuls 40,1 % ont réussi leur première année de licence. Au demeurant, les taux de réussite au bac exceptionn...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMuriel Ressiguier :

... le déterminisme social. De nombreux étudiants se tournent, en désespoir de cause, vers des filières qui ne leur correspondent pas ; certains suivent même une deuxième licence, en se disant : « Là, au moins, on m'a pris, et on verra l'année prochaine. » Une étudiante m'a confié avoir accepté un master qui ne lui correspondait pas et être sûre d'aller droit à l'échec. De nombreux acteurs du monde universitaire, notamment des doyens de faculté, affirment qu'ils pourraient ouvrir de nouveaux masters et accepter davantage d'étudiants s'ils disposaient de plus de moyens. Pour le reste, en cas de recours de l'étudiant, le rectorat demande aux universités de lui fournir trois propositions, mais il ne dispose d'aucun moyen coercitif si elles ne le font pas. Le système ne fonctionne pas ; c'est un échec. Il ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabrice Le Vigoureux, rapporteur spécial de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

... elle ferait peser sur eux une charge insupportable, alors même qu'ils ont connu la dynamique démographique la plus forte. Elle ruinerait tous leurs efforts en faveur de l'ouverture sociale, en entraînant une augmentation inconsidérée des droits d'inscription. Parmi ces établissements, il y a des écoles d'ingénieurs de qualité qui accueillent un taux de boursiers plus élevé que certaines filières universitaires. J'émets donc un avis défavorable.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabrice Le Vigoureux, rapporteur spécial de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

...e programmation de la recherche, lequel prévoit, je le rappelle, une création nette de 5 200 postes relevant du plafond d'emplois de l'État, alors qu'on en avait perdu environ 3 500 au cours du quinquennat précédent. Notre pays renoue donc avec les créations de poste, ce qui se traduira, dès 2021, par 700 postes supplémentaires, dont 385 pour le programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire ». L'amendement tend en outre à supprimer tous les crédits de l'ANR. Selon moi, ce serait là une très mauvaise manière de préparer notre pays aux grandes évolutions scientifiques à venir et à leurs applications. Il faut plus que jamais favoriser le continuum entre la recherche académique, le développement industriel et l'innovation. Mon avis est donc défavorable.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMuriel Ressiguier :

...fet, ils ne bénéficient pas de la prise en charge partielle des frais de transport, ni des droits sociaux associés au paiement des cotisations sociales. Ils doivent faire face à une grande précarité, ce qui n'est pas acceptable. La Confédération des jeunes chercheurs estime à plus de 17 000 le nombre d'enseignants vacataires qui réalisent plus de quatre-vingt-seize heures équivalent TD par année universitaire, ce qui correspond au moins à la moitié du service d'enseignement d'un maître de conférences ou d'un professeur des universités, tout en recevant une rémunération inférieure au SMIC horaire. J'estime qu'il est temps de faire quelque chose pour qu'ils puissent vivre décemment.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabrice Le Vigoureux, rapporteur spécial de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

...'amendement précédent. L'effort consistant à mensualiser la rémunération des vacations me paraît très important et il convient de le concrétiser très rapidement. Et, je le répète, les vacataires viennent d'horizons divers. Beaucoup d'intervenants professionnels travaillent en parallèle dans le public ou le privé et apportent leur connaissance, leur expertise, leur pierre à l'édifice de nos cursus universitaires. Avis défavorable.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBéatrice Descamps :

Les universités emploient de plus en plus d'étudiants comme chargés d'accueil à la bibliothèque universitaire, comme conseillers auprès de nouveaux arrivants, ou encore pour prendre les notes de leurs camarades handicapés. Ces emplois permettent à de nombreux étudiants de s'assurer un revenu dans des conditions souvent meilleures que celles des jobs étudiants qu'ils peuvent trouver à l'extérieur de l'université, particulièrement en ce qui concerne les horaires. Un président d'université me dit que ces em...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAurélien Taché :

Il vise à soutenir massivement la création de logements étudiants. À l'heure actuelle, seuls 5 à 7 % des étudiants disposent d'un logement dans une résidence sociale du CNOUS – Centre national des oeuvres universitaires et scolaires – ou du CROUS. Or nous savons que les besoins sont bien plus importants et qu'ils le seront encore davantage avec la crise sociale. En effet, le logement représente le premier poste de dépense pour un étudiant. Lancé en 2018, le plan relatif à la construction de 60 000 nouveaux logements étudiants n'a, à ce jour, été concrétisé qu'à moitié. Or un nombre croissant de jeunes vont, da...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabrice Le Vigoureux, rapporteur spécial de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

Vous abordez une question très importante et le réseau des CROUS assure un suivi très précis des opérations relatives au plan de construction de 60 000 logements étudiants. Celui-ci a pris du retard pour deux raisons principales : la crise sanitaire n'a, évidemment, pas favorisé le lancement ou la poursuite des chantiers et, surtout, nous peinons à dégager du foncier dans les grandes villes universitaire. Ce frein, Mme la ministre cherche à le lever lors de chacun de ses déplacements, comme elle l'a fait récemment à Villeneuve-d'Ascq ou dans le Grand-Est. Par ailleurs, la priorité est de veiller à ce que l'intégralité des pertes d'exploitation des CROUS pour l'année 2020 soient couvertes par le budget pour 2021, car ces sommes constituent un fonds de roulement et sont indispensables à la réalisa...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBéatrice Descamps :

...portée en commission à ma question portant sur le foncier, madame la ministre, et que M. le rapporteur a rappelée. Je salue d'ailleurs l'engagement de la métropole lilloise sur le sujet. Le comité national de pilotage du plan 60 000 logements étudiants a construit une base de données permettant aux acteurs et aux étudiants de constituer une carte géographique des établissements et des résidences universitaires, et de fournir diverses statistiques aujourd'hui mal voire pas du tout connues. L'amendement entend dégager des fonds pour que l'État puisse faire le point sur la construction et la disponibilité des logements étudiants grâce à cette base de données, qu'il serait peut-être judicieux de croiser avec les statistiques de l'INSEE – Institut national de la statistique et des études économiques.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAurélien Taché :

...ritères sociaux, d'autre part, d'ouvrir les bourses sur douze mois plutôt que sur dix, c'est-à-dire de faire en sorte que cet argent soit également versé en juillet et en août. Cela garantirait un apport significatif aux jeunes qui ne pourront pas travailler en raison de la situation terrible du marché de l'emploi, qui n'ont pas pu travailler cet été et mettre de l'argent de côté pour cette année universitaire. Ils pourraient continuer leurs études en toute sérénité, sans crainte de devoir y renoncer. Qu'il ne soit pas dit que notre législature aura laissé toute une génération abandonner ses projets d'études : nous n'en serions pas fiers !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBéatrice Descamps :

... particularités économiques et géographiques conduit en effet nombre de jeunes à renoncer à leurs études supérieures, leur famille étant trop riche pour qu'ils bénéficient d'une bourse, mais trop pauvre pour assumer le coût de ces études. Aussi le présent amendement vise-t-il à transférer 2,6 millions d'euros de l'action 14, « Immobilier », du programme 150, « Formations supérieures et recherche universitaire », à l'action 01, « Aides directes », du programme 231, « Vie étudiante ». Cette somme correspond en effet au montant que représenterait l'octroi de bourses aux étudiants néo-calédoniens qui en font la demande, mais se la voient refuser en raison de l'inadéquation, j'y insiste, des plafonds d'éligibilité métropolitains au coût de la vie en Nouvelle-Calédonie.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJosette Manin :

Cet amendement vise à étendre le prix du ticket de restaurant universitaire à 1 euro à l'ensemble des étudiants, et non pas seulement aux boursiers. Cette mesure d'urgence, si elle est la bienvenue, ne concerne que les étudiants boursiers, soit moins de 40 % de nos étudiants. Or, déjà fragilisée auparavant, la population étudiante fait partie des groupes les plus touchés par la crise économique. L'alimentation est un sujet crucial de la vie étudiante et, alors que la cri...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabrice Le Vigoureux, rapporteur spécial de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

Il est défavorable, comme il l'a été lorsque vous avez présenté l'amendement en commission, madame Manin. En effet, le tarif ordinaire d'un repas en restaurant universitaire, largement subventionné, s'élève aujourd'hui à 3,30 euros. L'extension du tarif à 1 euro à l'ensemble des étudiants reviendrait à en faire bénéficier par exemple les enfants de députés. Est-ce vraiment une priorité nationale que d'étendre le bénéfice de ces budgets aux enfants de familles plutôt aisées ? Il me semble pour ma part qu'il existe d'autres priorités. Avis défavorable.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDominique David :

...la recherche et de l'innovation et le ministère de la culture ; il prévoit la création de trente postes par an, partagés à égalité entre les deux ministères pendant cinq ans. Or la création de quinze postes équivalents temps plein coûte environ 1 million d'euros. Aussi le présent amendement vise-t-il à abonder de 1 million d'euros l'action 01 du programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire » en retirant la même somme de l'action 01 du programme 142 « Enseignement supérieur et recherche agricoles ». Je dois à ce stade préciser qu'en tant que rapporteure spéciale pour le budget de la culture, j'ai déposé un amendement similaire sur cette mission. Or il se trouve qu'à partir de 2019, le ministère de la recherche n'a pas créé un seul poste pour les ENSA, que rien n'est prévu dans le p...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Ménard :

Alors que Montpellier concentre à elle seule 74 % des étudiants de l'académie, Béziers n'en accueille que 1,4 %. Partant de ce constat, mon amendement d'appel a pour objet de souligner la nécessité d'aider les antennes universitaires situées dans les villes moyennes, ce qui est avant tout une question de volonté politique. Si vous enlevez 10 000 étudiants à Toulouse ou à Montpellier, cela ne change rien à la vie de ces communes, mais si vous ajoutez 10 000 étudiants à une ville moyenne comme Béziers, cela change tout pour la ville et pour l'agglomération. Or certaines filières sont très demandées : étudier les lettres ou la...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabrice Le Vigoureux, rapporteur spécial de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

Comme l'an passé, vous nous présentez un amendement très biterrois, dont j'ai cependant bien compris qu'il porte, plus généralement, sur les antennes universitaires. Je rappelle qu'en la matière, des logiques territoriales entrent également en jeu, et que les établissements sont autonomes pour définir des stratégies et décider de donner ou de retirer des moyens à certaines antennes. Dans le cadre du PLF, la représentation nationale n'a pas vocation à se prononcer sur ce point, et encore moins à effectuer des virements de crédits au profit de tel ou tel sit...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Ménard :

...té des chances des territoires trouveraient une forme de concrétisation dans une action de soutien des villes moyennes. Certes, des mesures ont déjà été prises en ce sens – je pense par exemple au plan Action coeur de ville – , mais on ne peut se contenter d'agir sur un seul volet : il faut que le soutien aux villes moyennes s'inscrive dans un plan global, dont font partie les étudiants et la vie universitaire. Comme je l'ai dit, il existe des demandes d'ouverture de filières qui ne sont pas satisfaites, et ce serait un bel acte de volonté politique de votre part que d'inciter les établissements universitaires à développer leurs antennes situées dans des villes moyennes.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrancis Chouat, rapporteur spécial de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

...des séminaires interdisciplinaires sur ce thème. Je précise que la recherche sur la cancérologie pédiatrique bénéficie de financements publics compétitifs de l'INCa, dont j'ai auditionné les représentants, et de l'institut cancer de l'Alliance pour les sciences de la vie et de la santé – AVIESAN – , ainsi que des programmes d'investissements d'avenir – PIA – qui financent les instituts hospitalo-universitaires – IHU. Dans le cadre de la stratégie décennale de la lutte contre le cancer, la lutte contre les cancers pédiatriques et contre les séquelles de ces cancers sera donc une priorité. Enfin, je précise que la Commission européenne a fait de la lutte contre le cancer une priorité pour les sept prochaines années, avec la mise en place d'un plan Cancer européen et d'une mission Cancer Europe qui devr...