Intervention de Vincent Descoeur

Séance en hémicycle du vendredi 9 avril 2021 à 15h00
Lutte contre le dérèglement climatique — Article 25

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaVincent Descoeur :

Si nous ne pouvons que partager l'ambition d'augmenter le nombre des ventes de véhicules propres, il convient tout de même de nous interroger sur les conséquences économiques et sociales de cette proposition qui vise, en l'occurrence, à avancer de dix ans l'interdiction de commercialiser des voitures émettant plus de 123 grammes de dioxyde de carbone.

Il ne nous semble pas raisonnable de décider d'une telle interdiction sans que soient prises des mesures d'accompagnement des entreprises. En effet, si les constructeurs automobiles ont la capacité de s'y préparer – nous l'avons évoqué au cours de nos travaux en commission spéciale – , il n'en est pas de même pour les entreprises sous-traitantes et, malheureusement, l'actualité à Rodez, dans le département de l'Aveyron, l'a cruellement rappelé. Par conséquent, avec cette interdiction des mesures d'accompagnement doivent être prévues, non seulement pour l'ensemble des professionnels de la filière automobile qui devront se reconvertir, mais aussi pour les propriétaires des véhicules concernés, dans le droit fil de ce que vient d'indiquer mon collègue.

Au moment d'ouvrir ce débat, pour la bonne information de chacun, notamment de ceux qui nous écouteraient à cette heure, pourriez-vous nous préciser, monsieur le rapporteur, quels types de véhicules sont concernés par cette interdiction visant un seuil d'émission supérieur à 123 grammes de dioxyde de carbone ?

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