Un titre est toujours un bon indice des intentions qu'il recouvre. Ainsi le chapitre II du titre III est-il intitulé « Améliorer le transport routier de marchandises et réduire ses émissions. » Non ; ce qu'il faut, c'est réduire les émissions du transport de marchandises par les évolutions technologiques, fiscales et logistiques, d'où cet amendement.
Je suis très critique de l'approche purement technologique du transport de marchandises, qui occulte les questions d'organisation pourtant déterminantes. Nos marchandises circulent dans tous les sens et, tant que nous resterons aussi mauvais que nous le sommes en matière de logistique – nous sommes très mal classés tant à l'échelle européenne qu'à l'échelle mondiale – , nous subirons, aux dires des économistes, un manque à gagner de l'ordre de 60 milliards d'euros par an ; c'est en tout cas ce que nous économiserions structurellement, sur une année, si nos performances logistiques égalaient celles des Belges, des Néerlandais ou des Allemands.
Il nous faut donc changer d'approche, en commençant par changer de sémantique ; c'est le sens de cet amendement.