Ces conventions constituent de nouveaux outils pour mieux lutter contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne. Ils nous offrent l'occasion de nous pencher sur la situation de deux pays aux liens anciens et étroits avec la France. Ainsi, nous avons pu apprécier la description de la situation post-électorale au Burkina Faso et celle de la situation pré-électorale au Niger.
Pourriez-vous décrire la dégradation de la situation sécuritaire au Burkina Faso et expliquer les pistes envisagées pour renforcer la coopération militaire avec le pays ? En effet, la province du Soum, dans le nord du pays, semble frappée par une recrudescence d'opérations d'hommes armés, sans que l'on puisse distinguer s'il s'agit de djihadistes ou de simples bandits – ce qui revient souvent au même, d'ailleurs. Ils s'attaquent aux orpailleurs, aux mineurs. Ils prêchent et vont même jusqu'à installer des tribunaux, prélever la zakât, sorte d'aumône mentionnée dans le Coran et transformée en taxe par les groupes terroristes. Ces mouvements divers prouvent que ces deux pays ont besoin de l'aide internationale. Celle de la France est, à n'en pas douter, la bienvenue.