Comme j'ai eu l'occasion de le dire en première lecture, le groupe du Mouvement démocrate et apparentés est très attaché à la politique familiale. La politique familiale forte et ambitieuse dont ont bénéficié les Français pendant plus de cinquante ans a porté ses fruits, puisqu'elle a permis à notre pays de faire preuve d'une grande vitalité démographique, qui fait sa richesse. Nous avions d'ailleurs systématiquement dénoncé, avec force, les attaques qui lui avaient été portées au cours du précédent quinquennat.
Nous avons entendu l'appel du Gouvernement à observer le statu quo dans la perspective d'une future concertation et dans l'attente des conclusions de la mission d'information lancée par la commission des affaires sociales. Nous demandons par conséquent au Gouvernement de se placer dans cette même logique et de reporter à l'année prochaine toute décision relative à la PAJE. Le dispositif proposé représenterait 15 euros en moins pour les familles. Surtout, 30 % des familles en seraient totalement écartées.
Cette demande fait consensus sur nos bancs ainsi qu'au Sénat, qui a supprimé l'article 26. J'ai d'ailleurs noté avec intérêt que notre rapporteur général avait décidé de ne pas déposer d'amendement visant à rétablir l'article lors de l'examen en nouvelle lecture du texte par la commission des affaires sociales.