Intervention de Maud Petit

Réunion du mercredi 21 octobre 2020 à 16h30
Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMaud Petit :

La constance du budget de l'éducation nationale, qui est le premier de l'État, avec plus de 55 milliards d'euros de crédits, traduit la volonté du Gouvernement et de la majorité de faire de l'éducation l'une des grandes priorités du quinquennat. Dans cette dynamique, le groupe MODEM se félicite de la hausse des crédits alloués à la mission « Enseignement scolaire » qui, avec 1,6 milliard d'euros supplémentaires, atteindra 53,6 milliards d'euros en 2021.

Cette augmentation budgétaire permettra de poursuivre les efforts pour améliorer notre système éducatif, notamment les actions menées en faveur d'une école plus égalitaire et plus inclusive.

Alors que l'épidémie de covid-19 est toujours active et que la crise sanitaire a des conséquences économiques préoccupantes, cette hausse des crédits soutient pleinement la continuité pédagogique dans la lutte contre le décrochage scolaire.

Pour ce faire, les actions coordonnées avec les collectivités pour éviter les déscolarisations se poursuivent, tandis que, dans le cadre de la rentrée 2021, un plan de continuité pédagogique a été défini et des dispositifs d'accompagnement personnalisé mis en place.

Rappelons les importants progrès déjà accomplis. Je citerai en premier lieu la loi pour une école de la confiance de 2019, avec ses quatre mesures phares : l'abaissement de l'instruction obligatoire à l'âge de 3 ans, l'obligation de formation jusqu'à l'âge de 18 ans, le pré-recrutement des enseignants et la création d'un service public de l'école inclusive, qui sont à l'origine d'importantes avancées. Parmi les plus éloquentes, rappelons la mesure de dédoublement des classes de CP, de CE1 puis des grandes sections, qui profite aujourd'hui à tous les établissements et qui améliore nettement l'organisation des apprentissages.

Le budget 2021 permettra aussi la création de plus de 2 000 emplois dans le premier degré. Une action qui facilite le plafonnement des classes, le prolongement du dédoublement des classes aux grandes sections de maternelle en éducation prioritaire, et protège de la fermeture les écoles rurales.

De nombreuses actions en faveur de l'inclusion des élèves en situation de handicap sont aussi mises en œuvre depuis le début du quinquennat grâce à la réforme des AESH, la multiplication des unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS), et la formation des enseignants.

Fortement engagés en faveur de la réforme du système éducatif, nous portons une attention particulière aux deux objectifs majeurs : éducation prioritaire et école inclusive. Ainsi, la nomination en juillet 2020 de Nathalie Élimas aux fonctions de secrétaire d'État chargée de l'éducation prioritaire permet une continuité de notre action en ce sens. Ces dernières semaines, notre groupe s'est aussi montré force de proposition avec la publication par notre collègue M. Erwan Balanant d'un rapport sur le harcèlement scolaire.

Concernant l'examen du PLF 2021, nous saluons l'augmentation de plus de 7 % des crédits du programme 230 « Vie de l'élève », qui souligne l'importance d'une école inclusive.

Notre groupe prête aussi une attention particulière au programme 143 « Enseignements techniques agricoles » et souhaite le développement des crédits alloués à ces enseignements. Nous souhaitons également souligner l'importance du programme 214 « Soutien de la politique de l'éducation nationale », via l'objectif 2, « Améliorer la qualité de la gestion des ressources humaines ».

J'ai notamment une pensée solidaire pour tous nos professeurs, qui tiennent un rôle essentiel dans notre société et que nous devons soutenir en ces temps troublés. Les grands axes d'action retenus dans cet objectif portent sur une revalorisation, une reconnaissance, un accompagnement, la formation et le recrutement. L'exemple du déploiement de la fonction ressources humaines de proximité, projet d'expérimentation pérennisé en 2019 et qui s'étendra en 2021, permet d'apporter un appui aux personnels dans la construction et l'évolution de leur carrière.

Soulignons enfin qu'avec plus de 318 millions d'euros de crédits supplémentaires alloués à la mission « Enseignement scolaire », le Plan de relance apportera une réelle impulsion à la dynamique engagée par le Gouvernement depuis 2017.

Le groupe MODEM salue donc un budget ambitieux qui devra permettre d'avancer vers des objectifs toujours plus justes, plus égalitaires et plus inclusifs. Nous voterons en faveur du budget présenté.

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