Je suis d'accord avec Mme Bannier. Il n'est évidemment pas question de nier ce qui pourrait se passer entre un adulte et un élève, ni de tirer un trait dessus. Toutefois, pour que le dispositif de lutte contre le harcèlement scolaire soit pertinent et permette d'envisager les situations avec discernement, il faut se préoccuper de ce qui se passe entre les élèves. La formulation que vous proposez manifeste une certaine défiance à l'égard du corps enseignant, que je trouve malvenue. Il est certainement possible de rédiger le texte autrement pour renforcer les peines.
Vous avez dit que les enseignants étaient parfois coupables parce qu'ils laissaient faire. Dans les classes difficiles, ou pénibles, les enseignants peuvent ne pas se rendre compte qu'il y a du harcèlement. De ce point de vue, la formation est essentielle. Mais on ne peut pas dire que ces adultes-là se sont rendus coupables de harcèlement. Il faut distinguer le harcèlement scolaire et les éventuelles dérives des adultes. Sinon, comme l'a laissé entendre Mme Bannier, de nombreux adultes seront concernés, et on n'en sortira pas.