Intervention de Capitaine de vaisseau Christophe Daniélo

Réunion du mercredi 5 février 2020 à 14h30
Commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les dysfonctionnements ayant conduit aux attaques commises à la préfecture de police de paris le jeudi 3 octobre

Capitaine de vaisseau Christophe Daniélo, officier de sécurité de l'état-major de la marine :

La marine nationale est composée d'un peu plus de 40 000 marins, dont 38 000 sous l'uniforme. Elle dispose de quinze emprises : quatre bases navales, quatre bases de l'aéronautique navale et quatre centres de transmission, auxquels il convient d'ajouter l'emprise de Tours, qui abrite la direction du personnel militaire de la marine (DPMM), le bataillon de marins-pompiers de Marseille et l'emprise parisienne.

La marine, ce sont également 80 bâtiments de combat, 10 sous-marins, 160 aéronefs, sept commandos de marine et une nécessité de recrutement de l'ordre de 3 500 marins par an. Comme pour les armées de l'air et de terre, le recrutement est un enjeu majeur. Un certain nombre de dispositions ont donc été prises pour vérifier l'honorabilité des personnes que nous recrutons. Tout d'abord en amont, grâce au pré-criblage effectué par la gendarmerie spécialisée dont dispose l'état-major de la marine – la gendarmerie maritime. Ensuite, au cours de la formation initiale, par des enquêtes administratives de sécurité menées par la DRSD. Enfin, tout au long de la carrière des marins, au fur et mesure de leurs affectations ou des zones auxquelles ils souhaitent accéder, là encore à travers des enquêtes menées régulièrement – tous les deux ou trois ans, au rythme des mutations des personnels.

À la suite des attentats de janvier 2015, la marine s'est dotée d'une cellule de suivi, qui s'articule autour de l'officier de sécurité et qui regroupe la DPMM, le cabinet du chef d'état-major de la marine, l'inspection de la marine nationale et la DRSD.

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