Intervention de Raymond Cointe

Réunion du mercredi 7 octobre 2020 à 14h00
Commission d'enquête sur l'évaluation des politiques publiques de santé environnementale

Raymond Cointe, directeur général de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) :

Il m'est difficile de répondre d'un point de vue général. Du point de vue de l'Ineris, nous regardons surtout comment nous articuler au mieux avec l'ensemble des opérateurs qui interviennent, notamment dans le domaine santé-environnement.

Nous sommes dans un contexte assez contraint en matière d'effectifs, peut-être de façon particulièrement importante dans le cas de l'Ineris du fait que nous sommes sous la tutelle du ministère de l'environnement. Nous sommes obligés de faire des choix dans nos domaines prioritaires d'intervention. Encore plus que d'habitude, nous sommes amenés dans ces choix à éviter la redondance avec les autres opérateurs et à développer autant que possible les partenariats. La question de la redondance ou de la clarification du positionnement de certains opérateurs aurait pu se poser dans le passé mais, dans le domaine de la santé environnementale, c'est de moins en moins le cas.

Notre souci est de maintenir notre vision globale. L'expérience récente de l'incendie de Lubrizol nous montre bien l'importance de traiter en parallèle les questions de risque accidentel et de risque chronique. Dans le cas de Lubrizol, nous avons pu nous articuler de manière très fluide avec l'ANSES. L'ANSES et l'Ineris ont été saisis conjointement sur le volet post-accidentel, dans les premiers jours après l'incendie. La valeur ajoutée évidente de l'Ineris est l'évaluation de la situation liée à l'incendie, ce que nous appelons dans le jargon technique le « terme source », c'est-à-dire l'identification des polluants libérés lors des premières campagnes d'analyses et de mesures dans le domaine de la santé environnementale. L'ANSES a de son côté la compétence dans le domaine alimentaire et nous avons travaillé ensemble pour fournir les premières évaluations du risque.

Une autre de nos principales préoccupations est celle de la donnée dans le domaine santé-environnement, particulièrement des données environnementales. Nous avons un certain nombre de bases de données que nous opérons nous-mêmes tandis que d'autres sont opérées par d'autres opérateurs. Le plus raisonnable à moyen terme serait de s'assurer de l'interopérabilité de l'ensemble de ces bases de données pour bénéficier d'une vision globale en temps réel dans le cas de situations accidentelles, en temps raisonnable pour les autres sujets. Ces données seront de plus en plus indispensables pour les travaux des uns et des autres en matière d'évaluation des risques.

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