L'APL n'est pas destinée aux propriétaires mais aux locataires. Aujourd'hui, dans les secteurs prioritaires, certains commerçants peuvent obtenir jusqu'à 10 000 euros ; d'autres sont limités à 1 500 euros. Mais les commerçants qui restent ouverts et ne sont pas propriétaires de leur local voient leur chiffre d'affaires diminuer : un coiffeur perd 30 % à 40 % de sa clientèle.
Les collectivités ont fait un effort sur certaines charges. Quant aux petits propriétaires – je ne parle pas des grandes foncières –, ils ont autorisé des gratuités de deux ou trois mois, mais ne pourront pas faire plus. L'idée est que les commerces ne ferment pas. L'objectif est de les maintenir en vie, pour qu'ils puissent retrouver un rythme de croisière lorsque nous serons sortis de la crise. En attendant, il faut passer ce mauvais pas. L'APL n'est peut-être pas la solution. Ce qui est certain, en tout cas, c'est que des petits commerçants auront besoin d'une aide supérieure à ce qui existe aujourd'hui.