Je ne souhaite pas reprendre notre débat de l'an passé sur la participation de l'UNEDIC – des règles ont été fixées. Vous ne pouvez pas affirmer que la baisse atteint 380 millions d'euros. Je viens de démontrer qu'au contraire, le budget est en hausse. Il faut, bien sûr, tenir compte des 250 millions d'euros du plan de relance. Nous avons vérifié auprès de Pôle emploi que cela leur permettra de recruter 1 500 ETP complémentaires pour faire face à la crise, de prendre en charge tous les chômeurs et de leur proposer un très bon accompagnement. Cela leur permettra également de financer leurs dépenses de fonctionnement et d'intervention. En outre, l'accompagnement intensif des jeunes (AIJ) bénéficie d'un abondement de 69 millions d'euros, ce qui représente 1 300 ETP supplémentaires. Je veux bien entendre qu'il n'y en a jamais assez, mais il me semble que nous nous donnons les moyens de répondre à la crise.
Faisons face à la crise et ne tentons pas de prédire l'avenir ! Nous ne sommes pas en 2022. Je suis l'une des premières défenseures de Pôle emploi et mes rapports successifs ont déjà permis de recruter 800 ETP l'an dernier. Je suis confiante.
Pour toutes ces raisons, j'émets un avis défavorable à l'adoption de vos amendements.