Pour répondre à Julien Borowczyk qui n'est plus présent mais a évoqué la possibilité pour chacun d'entre nous d'être soumis à des conflits d'intérêts, il existe des règles. Sanofi est né dans ma commune. J'en suis très fier. Je n'ai jamais déjeuné avec un dirigeant de Sanofi !
Vous avez dit que la science avait été malmenée en France. Qu'en est-il ailleurs ? S'agit-il d'un débat hexagonal ? Nous avions tous confiance dans le personnel médical. Or nous avons tous été, nous Français, malmenés. Nous avons vu un milieu complètement éclaté. Vous avez parlé du temps médiatique, mais le meilleur moyen d'y résister, c'est de ne pas aller sur les plateaux de télévision ! Je ne comprends pas qu'Olivier Véran n'ait pas rappelé à l'ensemble des médecins, qui sont libres mais soumis à des obligations éthiques, qu'ils étaient mieux dans leurs hôpitaux que sur les chaînes de télévision. Nous sommes tous députés de province et amis souvent avec des médecins, qui étaient confrontés à l'angoisse des gens. Or nous avons eu le sentiment qu'il existait deux types de médecins : les médecins des hôpitaux parisiens, et les autres. Je voudrais avoir votre sentiment, sachant que vous faites partie de la première catégorie.
Le professeur Raoult a dit en audition le 24 juin que les centres de recherche n'étaient plus au contact du quotidien des malades. Qu'en pensez-vous ?
Le fait qu'un médecin dise à la télévision, de façon presque définitive, que les masques ne servent à rien, puis le contraire, qu'est-ce que cela appelle comme commentaires de votre part ?