Les deux méthodes sont utiles, nécessaires et bénéfiques et l'une ne peut pas forcément se substituer à l'autre. C'est le même cas de figure avec les cellules-souches induites les cellules-souches embryonnaires : on ne peut pas utiliser les unes à la place des autres. La vitrification se développe largement et elle peut, dans certains cas, limiter le recours aux embryons congelés. Néanmoins, on ne peut pas, dans l'état actuel des choses, se passer de cette dernière possibilité, pour éviter de refaire des stimulations et de produire des embryons à chaque tentative, sachant qu'il n'y a qu'entre 16 et 24 % de chances de succès à chaque implantation. Il n'en reste pas moins que j'ai évoqué tout à l'heure les moyens pour limiter le nombre d'embryons surnuméraires. Nous allons discuter prochainement de la demande qui sera faite aux familles pour connaître d'emblée les conditions dans lesquelles elles veulent ou non conserver leurs embryons. Il faudrait effectivement mettre un peu d'ordre dans ces pratiques, car il n'est pas satisfaisant de laisser s'accumuler pendant des années dans nos laboratoires un tel nombre d'embryons surgelés sans aucune destinée – projet parental, don ou utilisation pour la recherche. Avis défavorable.