Je ne suis pas suspect de ne pas vouloir défendre les établissements publics puisque je suis impliqué dans la Fédération hospitalière de France (FHF). Chaque fois que cela est possible, ce dont nous parlons est effectué en leur sein, et c'est très bien ainsi. Malheureusement, certaines parties du territoire sont très éloignées de tels établissements et certains départements n'en sont pas pourvus, en métropole comme outre-mer.
Faut-il dire aux femmes concernées : « Vous habitez à un endroit où il n'y a pas de possibilité, donc soit vous déménagez, soit vous refrénez votre envie de procréer » ? Ce ne serait pas raisonnable.
Aussi, il nous faut voir si, à certains endroits, des établissements ayant le même niveau de compétence et exerçant dans des conditions exactement identiques d'autorisation, de tarifs et de pratiques que les établissements publics, peuvent les suppléer dans ces activités qui sont déjà souvent à saturation et soumises à des listes d'attente, situation que la promulgation de la loi va exacerber. Parce qu'il nous faut bien faire face, pratiquement, à cette réalité, mon avis est défavorable.