Si le Parlement se renouvelle, ses travaux restent. L'affichage environnemental a déjà fait l'objet d'un travail important au sein de la commission du développement durable. Deux députés, l'une de la majorité, Sophie Errante, l'autre – que je connais bien – du groupe Les Républicains, ont dressé, en 2013, un bilan très précis de l'expérimentation menée entre juillet 2011 et juillet 2012, dans un rapport conséquent. Cet affichage avait été pratiqué, sur la base du volontariat, par 168 entreprises. L'effet sur le consommateur s'était avéré assez limité, mais c'était en raison de l'absence de publicité et du peu de produits concernés. La commission du développement durable avait également acté, en votant ce rapport d'information à l'unanimité, que le consommateur ne devait pas être noyé sous une masse d'informations, et que celles-ci devaient être fiables pour assurer la crédibilité du dispositif, à la fois sur le produit et sur l'emballage. Elle avait aussi insisté sur le coût de celui-ci, forcément répercuté sur le consommateur, dont il ne fallait pas qu'il devienne un handicap à l'acte d'achat, ainsi que sur les moyens de contrôle, sans lesquels aucun dispositif n'est ni efficace ni crédible.