Je voudrais vous interroger en votre qualité d'ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT. Vous avez abordé le sujet de la haine en ligne et évoqué la nécessité de fixer des obligations de modération plus fortes aux plateformes. Ce sujet soulève la question de la protection de nos principes républicains et de nos concitoyens dans l'espace public. Quel constat dressez-vous de l'évolution et de la prolifération de ces contenus haineux au regard de cette confusion entre le droit à la critique, le droit au blasphème et l'interdiction d'injures et de provocation à la haine sur fondements religieux ?
Par ailleurs, quel constat tirez-vous de cet endoctrinement numérique auquel sont de plus en plus sensibles les plus vulnérables d'entre nous, dont les plus jeunes, qui représentent une cible de radicalisation ?
Quel regard portez-vous sur les articles 18 à 20 du projet de loi ? D'une manière générale, comment endiguer ce phénomène ?