Aucun de nous n'a le monopole de la conscience environnementale : l'écologie est un bien commun. Nous devons pouvoir nous exprimer sur ce sujet sans recevoir d'invectives. Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous examinons ce texte qui est justifié par la force majeure. Je me réjouis que nous ayons un ministre de l'agriculture qui connaît ses dossiers, sait faire de la politique et est en mesure d'éclairer des décisions courageuses par des explications scientifiques – alors que certains utilisent la science pour justifier ce qu'ils veulent.
Je soutiens l'amendement de Mme Nathalie Sarles, comme une grande partie des membres du groupe La République en Marche qui l'ont cosigné. Nous pensons en effet qu'il correspond au temps politique du mandat parlementaire. Il permettrait de couvrir deux campagnes de semences. Je rappelle qu'on ne pourrait appliquer de dérogation à l'interdiction des néonicotinoïdes qu'à des conditions climatiques particulières – des températures hivernales très douces favorables au développement des pucerons. Si plusieurs hivers rigoureux se succédaient, cela nous mettrait tous d'accord. Quoi qu'il en soit, il me paraît essentiel d'affirmer, par cet amendement, le principe de la responsabilité politique.