Intervention de Dino Cinieri

Réunion du jeudi 4 février 2021 à 10h30
Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDino Cinieri :

Je vais m'écarter un peu du projet Hercule d'EDF pour parler des éoliennes. Il y a dix ans, les territoires ruraux accueillaient leur implantation comme un élément de modernité et un atout pour les recettes fiscales des communes, mais les remontées sont désormais très négatives, notamment dans la Loire. Les élus locaux font part d'un grand désarroi face aux pressions des promoteurs qui veulent installer toujours plus d'éoliennes, de plus en plus imposantes : elles atteignent 120, voire 180 mètres de haut et même plus.

C'est aussi une question d'aménagement du territoire. Les éoliennes sont implantées dans les zones périurbaines et rurales. Ces dernières connaissent un véritable mitage qui dévalorise considérablement la valeur des parcelles avoisinantes. Le tourisme est également affecté et les paysages sont dénaturés. Comment pourrions-nous accepter qu'un parc naturel régional comme celui du Pilat soit massacré par des implantations d'éoliennes qui conduisent à couler des tonnes de béton dans la terre, au profit d'acteurs privés ? Le groupe Total réclame, par exemple, 900 000 euros à vingt-neuf habitants et à trois associations de défense du patrimoine. C'est inacceptable !

Loin de m'opposer au développement des énergies renouvelables, je pense qu'une complémentarité en la matière fait la richesse et la force de la France : cela permet de garantir notre autonomie. Néanmoins, faut-il laisser les opérateurs privés et les promoteurs prendre le pas sur les contribuables et les citoyens ? Ils expriment, à travers leurs associations, leur refus d'implantations d'une telle ampleur.

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