Il est difficile de dissocier le département de l'Aisne de la culture de la betterave puisqu'il en est le premier producteur en France : sa forme même ressemble à une betterave ! Le député de l'Aisne que je suis n'est pas né dans un champ de betterave mais presque. Pour avoir parcouru ces champs en long et en large dans ma jeunesse et pour avoir l'amitié de nombre de planteurs, je connais les difficultés auxquelles ces derniers sont confrontés.
Pourquoi parlons-nous des betteraves alors que ce texte pourrait fort bien prévoir une délégation pour d'autres types de cultures puisque, avant 2016, les néonicotinoïdes étaient également utilisés ailleurs ? Tout simplement parce que cette filière est en grande difficulté, qu'elle est menacée, et que ce texte la concerne elle seule.
Je suis très heureux que Jean-Baptiste Moreau ait évoqué la construction du prix dans la filière de la betterave, qui subit de plein fouet la fin des quotas, les betteraves étant en effet aujourd'hui achetées en-dessous du seuil de rentabilité. Votre ministère, monsieur le ministre, devra remettre un rapport au Parlement avant le 31 décembre à ce sujet suite à l'adoption d'un amendement que j'avais défendu dans la loi ÉGALIM.