Ce projet de loi pose la question des principaux écueils auxquels se heurte notre système universitaire – au premier rang figure cet important taux d'échec de 60 % en première année – et vise à y remédier par une série de mesures qui peut laisser perplexe.
La fin du tirage au sort organisé au cours du quinquennat Hollande et décrié de toutes parts est assurément une bonne nouvelle. Encore faut-il savoir par quoi il sera remplacé ! Le texte laisse entendre que sera instaurée une sélection qui ne dit pas son nom dans les filières en surnombre, qui serait le fait d'une commission, dans des conditions très floues, mais s'il y a sélection, cela ne peut être que sur des critères précis ! Il est à craindre que pour ne pas affronter le problème le Gouvernement ne se défausse sur un traitement administratif lourd, prétendument bienveillant mais qui lésera in fine les candidats.
Nous attendons donc des précisions quant aux critères d'admission qui seront pris en compte par les universités. Une orientation éclairée et une sélection adaptée sont indispensables. D'ailleurs, huit bacheliers sur dix font le choix d'une filière sélective ce qui montre qu'ils ont bien compris où se situent les chances de réussite et d'insertion professionnelle.