Intervention de Martine Wonner

Réunion du mercredi 7 juillet 2021 à 9h30
Commission des affaires sociales

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMartine Wonner :

Il y a unanimité autour du constat établi par le rapport sur le fait que notre système de santé est de plus en plus en décalage par rapport aux besoins de la population. Nous sommes confrontés au vieillissement de la population et au développement croissant des problématiques de santé liées aux catégories d'âge les plus avancées et des maladies chroniques ainsi qu'à l'augmentation de la dépendance.

Dès lors, je partage certaines des conclusions pragmatiques de votre rapport. Il s'avère effectivement essentiel d'augmenter les effectifs de soignants et de les répartir de façon plus pertinente sur notre territoire afin d'éviter toute forme de désert de soins et d'améliorer la coordination entre les différents professionnels de santé.

Cependant, un grand nombre de professions médicales alertent et manifestent depuis plusieurs mois sur la déshumanisation progressive des soins. Médecins, infirmiers et aides‑soignants dénoncent régulièrement les contraintes économiques et la recherche constante de l'efficience, qui conduisent progressivement à considérer le patient comme un dossier. Dans son parcours de soins, le patient doit de plus en plus faire face à la multiplicité d'intervenants suivant des protocoles rigoureux, souvent schématiques, qui dépersonnalisent l'acte de soin. Nous constatons les prémices de cette déshumanisation dans la réorganisation du secteur sanitaire et médico-social, notamment dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Vous avez mentionné le secteur psychiatrique et je vous en remercie. J'avais évoqué en 2019, dans mon rapport parlementaire sur la santé mentale, le dispositif coordonné du centre hospitalier universitaire de Toulouse, exemplaire tant en matière de partenariat public‑privé sur le territoire que pour les liens humains qu'il développe entre le soignant et le patient.

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