Intervention de Michel Van Den Berghe

Réunion du mardi 13 avril 2021 à 10h00
Mission d'information sur le thème « bâtir et promouvoir une souveraineté numérique nationale et européenne »

Michel Van Den Berghe :

C'est exactement ce que nous souhaitons faire.

Les formations doivent, en premier lieu, mettre à niveau les professionnels de la cybersécurité par rapport aux nouvelles typologies d'attaque. Les pirates sont extrêmement créatifs, et chaque innovation crée de nouvelles fenêtres de vulnérabilité. L'Internet des objets (IoT) créera de nouvelles vulnérabilités. Si ces objets ne sont pas référencés et, un minimum, sécurisés lorsqu'ils seront connectés au réseau, ils constitueront des portes d'entrée supplémentaires. La 5G créera également de nombreuses possibilités de connexions d'objets, et augmentera donc la vulnérabilité. Nous devons donc former les acteurs, ce qu'il est prévu de faire sur le Campus Cyber pour que les RSSI et les DSI soient mis à niveau.

Nous essaierons en deuxième lieu de réaliser du rescaling d'ingénieurs réseau, d'ingénieurs de production informatique, de développeurs, qui ont envie d'aller vers le métier de la cybersécurité. Certaines grandes entreprises ont monté leurs propres formations pour faire du rescaling de ressources : nous l'avons fait chez Orange, EDF l'a fait, de même que BNP. Plutôt que laisser chaque entreprise mener ce travail de façon artisanale en son sein, nous voulons structurer la démarche, en nous faisant aider, par exemple, par l'ANSSI, qui pourrait dispenser des formations. La formation de ce type de populations à la cybersécurité est très rapide.

Le troisième point est que beaucoup d'écoles d'ingénieurs forment à la cybersécurité, mais que nous avons également besoin de techniciens supérieurs dans ce domaine. D'où la création de ce bachelor avec l'EPITA, pour augmenter le nombre de spécialistes en cybersécurité. Lorsque vous placez des ingénieurs derrière des consoles de cyberSOC (le système qui permet de surveiller ce qu'il se passe sur les réseaux), ils partent après trois mois. Nous devons également former des personnes à bac+2 ou bac+3 en école d'ingénieur, pour que l'expertise ne se trouve pas uniquement chez des personnes titulaires d'un bac+5. Nous avons besoin de bac+2 pour installer des matériels destinés à la sécurité périmétrique dans les entreprises, paramétrer des sondes réseau, etc. C'est ce que nous voulons faire sur le Campus Cyber.

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