Intervention de Valérie Beauvais

Réunion du mercredi 1er décembre 2021 à 15h05
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaValérie Beauvais :

Je vous remercie, à mon tour, d'avoir accepté de répondre, devant la représentation nationale française, de la politique européenne en matière de transports. Dès lors qu'ils constituent 30 % de nos émissions de GES, leur décarbonation est le levier majeur pour réussir notre transition environnementale.

Pour ce faire, nous créons une filière de production de batteries électriques et de piles à hydrogène, nous misons sur les transports publics de voyageurs, dont nous regrettons qu'ils fassent l'objet d'un faible investissement au niveau européen, et nous encourageons l'électrification de nos flottes de véhicules. Cette liste n'est pas exhaustive. Au demeurant, rouler à l'électrique ne réduit nos émissions de GES que si notre production électrique est elle-même décarbonée. Pourtant, certains pays ayant renoncé à l'énergie nucléaire dans leur mix électrique demandent la révision à la baisse de leurs objectifs d'émissions de CO₂, ce qui est à nos yeux un non-sens environnemental.

Le nouveau paquet climat « Fit for 55 », qui détaille la trajectoire de réduction de 55 % de nos émissions de GES, semble mal parti. À quoi sert d'électrifier nos modes de transport si certains partenaires européens utilisent encore du charbon pour produire leur électricité ou dépendent du gaz russe ? Faire reposer intégralement notre politique de transport sur des énergies renouvelables aux rendements aléatoires vous semble-t-il pertinent ?

Par ailleurs, l'UE et le Qatar ont récemment signé un accord global sur les services de transport aérien, que vous considérez comme « une référence mondiale » au motif qu'il serait, selon vous, « socialement et écologiquement durable ». Maintenez-vous vos propos ? Compte tenu du bas coût du carburant au Qatar, l'ouverture de notre marché européen à Qatar Airways ne vous semble-t-elle pas hors de proportion avec nos intérêts dans ce pays ? Cet accord ne risque-t-il pas de fragiliser davantage Air France, qui a récemment bénéficié d'un fort soutien public ?

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