Intervention de Valérie Masson-Delmotte

Réunion du jeudi 23 septembre 2021 à 9h30
Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques

Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail n° 1 du GIEC :

‑ Le premier chapitre du rapport de 2018 en fait état, ainsi que notre récent rapport. C'est d'ailleurs intégré explicitement dans l'évaluation des budgets carbone résiduels puisque l'on doit prendre en compte le caractère éventuellement inéluctable d'une réponse aux émissions passées. C'est pour cela que nous avons refait une évaluation très approfondie de l'état des connaissances sur la base de ces travaux plus complets. Je précise qu'une baisse des émissions de méthane aura assez rapidement un effet de refroidissement puisque la durée de vie du méthane dans l'atmosphère est courte. Assez vite, la concentration de méthane baisse et le climat s'ajuste en se refroidissant en surface. Si l'on enlève les particules de pollution, qui ont un effet refroidissant, cela a un effet réchauffant en quelques années, quelques mois. Le cas du dioxyde de carbone est assez particulier du fait de couplages étroits entre le cycle du carbone et le bilan d'énergie de la Terre, y compris le rôle de l'océan pour stocker de la chaleur.

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