Ces cinq dernières années, nous avons accompagné la nécessaire transformation de notre système de santé pour tenir compte des progrès de nos connaissances et du développement de l'intelligence artificielle, mais la pandémie a aussi révélé que l'humain devait retrouver la première place dans les établissements de santé. D'où la suppression du numerus clausus pour augmenter le nombre de médecins, le processus de recrutement rapide de nombreuses aides‑soignantes et infirmières, le renforcement de la formation ainsi que de la reconnaissance et de l'attractivité des métiers.
Le scandale Orpea montre la caricature d'un monde de la finance, d'un système managérial où le cynisme atteint des sommets. Il est grand temps de remédier à la souffrance éthique des soignants, des patients et de leurs familles et de prendre le temps de l'écoute dans l'acte de soin, au‑delà du geste technique. C'est tout aussi essentiel à la transformation du système de santé.
Comment la HAS, qui a fait des thèmes de la bientraitance et de l'éthique l'objet du premier des neuf chapitres de son référentiel d'évaluation, peut‑elle relever en ce sens le défi de la proximité et d'une approche populationnelle ? Comment évaluer cette démarche et quels moyens lui donner ?