Intervention de Ugo Bernalicis

Séance en hémicycle du mercredi 7 juillet 2021 à 15h00
Protection des enfants — Article 3

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaUgo Bernalicis :

J'ai demandé un scrutin public sur les amendements n° 363 , 364 et 365 .

Nous demandons, avec l'amendement n° 363 , le plus exigeant, l'interdiction pure et simple du placement des mineurs dans les structures hôtelières, la mise en demeure, assortie de pénalités journalières, des départements qui n'appliqueraient pas cette interdiction, l'entrée en vigueur, enfin, du dispositif, non pas dans un an mais dans six mois.

Selon le secrétaire d'État, si 500 jeunes arrivent et qu'on ne les loge pas à l'hôtel, la solution ne peut tout de même pas consister à ouvrir pour eux des structures qui risquent de rester vides pendant de longues périodes. Eh bien, si, nous devons être capables d'avoir des structures d'hébergement qui soient vides une partie de l'année, pour qu'il soit possible de les remplir le moment venu.

D'ailleurs, cela ne dérange pas tellement ce gouvernement qu'il y ait des milliers de bureaux et de logements vides et qu'on ne puisse pas les réquisitionner pour y loger les gens qui n'ont pas de toit – ça ne vous pose pas de problème : the show must go on, on peut faire de la spéculation, vous n'y voyez aucune difficulté !

Autre question : est-il possible de construire 7 500 à 10 000 places d'hébergement dans des structures adaptées et avec le personnel ad hoc en moins d'un an ? La réponse est non, si c'est à la main des départements et, sur ce point, je vous rejoins : c'est mission impossible. En revanche, est-ce que l'État peut assumer, de la conception au financement, la construction de ces logements dans tout le pays et passer une convention avec chaque département afin qu'il ait l'usage de ces structures ? Il est évident qu'on pourrait et qu'on saurait le faire – du moins je l'espère, même si je constate qu'on ne sait même plus glisser des professions de foi électorales dans des enveloppes… J'imagine pourtant qu'il nous reste quelques moyens.

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