La convention définit en son article 1er la violence et le harcèlement comme « un ensemble de comportements et de pratiques inacceptables […] qui ont pour but de causer, causent ou sont susceptibles de causer un dommage d'ordre physique, psychologique, sexuel ou économique […] ». Vous conviendrez, chers collègues, que la précarité au travail cause indéniablement des dommages physiques, psychologiques et économiques. Cette violence doit être combattue. Mais vous, Gouvernement, l'accentuez ! Destruction consciencieuse du code du travail, inversion des normes, incitation à la précarisation par les accords dits de performance qui permettent de renégocier les conditions de travail sans aucune garantie pérenne de l'emploi… La liste de vos méfaits est trop longue pour être exhaustive.
Sous couvert de défendre l'intérêt général, la crise sanitaire vous a permis de réaliser le rêve de nombreux capitalistes : piétiner le code du travail en faisant travailler les salariés jusqu'à soixante heures par semaine, tout en abaissant leur temps de repos minimal de onze à neuf heures – et nous ne parlerons pas des discussions que nous avons eues ces dernières quarante-huit heures concernant le licenciement des personnes, qu'elles soient vaccinées ou non.