Il faut faire attention : je crains que l'adoption de cet article ne conduise à créer un marché de friches, notamment dans les villages de montagne. Au vu des types d'habitations à rénover, nous risquons en effet de parvenir à un stade où on ne trouvera pas preneur pour ce type de logements. On le constate déjà : certains logements de classe F ou G, difficilement réhabilitables, restent sur le marché sans trouver d'acheteur.
Il faudra donc accompagner ces projets de mesures fortes. L'article 43 prévoit des moyens techniques, mais un accompagnement financier des rénovations sera également indispensable. Nous risquons en effet d'être confrontés à un double effet : dans les communes rurales, il est déjà de plus en plus difficile de construire à l'extérieur, en raison des problèmes d'artificialisation des sols et de consommation du foncier posés par de tels projets. Si on ajoute à cela de nouvelles contraintes pour rénover les logements existants, je crains que des villages entiers se meurent faute de volontaires pour louer ces vieilles bâtisses, qui seront devenues trop compliquées et coûteuses à rénover.