En effet, ils sont de la même famille. Je partage les préoccupations auxquelles ce texte veut répondre, de même que la vision du futur que vous avez exposée hier soir. Voilà pourquoi j'avais déposé un amendement visant à maintenir le taux de réduction de l'artificialisation à 50 %.
Ce texte nous oblige néanmoins à poser la question de la souplesse et de la réactivité dans les territoires. Quel maire voudra accueillir un collège intercommunal dont la superficie représenterait l'équivalent de dix ou vingt ans d'artificialisation ? Qui voudra accueillir en urgence une usine de fabrication de masques ? Aucun maire n'en voudra car elle représenterait dix ou vingt ans d'artificialisation.
Nous proposons donc de donner au préfet la possibilité de décider qu'un projet d'intérêt intercommunal ne soit pas imputé sur le quota de consommation foncière de la commune, afin de ne pas courir le risque de voir disparaître les projets de pistes cyclables et d'écoles intercommunales. L'amendent n° 4484 prévoit des dérogations pour les équipements publics et les entreprises. Les deux autres sont des amendements de repli : l'amendement n° 4485 limite les dérogations aux entreprises, le n° 4486 aux établissements publics.