Cet amendement, sur lequel la commission a émis un avis favorable, vise à permettre aux jeunes femmes de disposer demain de compétences indispensables sur le marché du travail, qui connaît, vous le savez, une mutation rapide. Selon la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques, la DARES, les filières émergentes, qui utilisent souvent des outils numériques et technologiques, ne comprennent actuellement que 15 % de femmes. Or 191 000 postes pourraient être à pourvoir dans ces secteurs dans les années à venir. Nous ne pouvons pas laisser les jeunes femmes en dehors de cette évolution !
Cet amendement tend, par ailleurs, à favoriser la présence des femmes dans les filières numériques proprement dites. On ne peut plus accepter l'écart constaté à la rentrée scolaire de 2019 dans le choix de la spécialité « Numérique et sciences informatiques » en classe de seconde : cette spécialité a attiré 2,6 % de filles contre 15,2 % de garçons. Les conséquences de cet écart sont frappantes à l'heure actuelle puisque les femmes ne représentent que 30 % des salariés du numérique et qu'elles y travaillent majoritairement dans les fonctions support.