On ne doit pas oublier que les droits de l'homme sont un fondement de la paix et que, pour atteindre un monde plus pacifique, la diplomatie mondiale doit veiller à les préserver au mieux.
Peut-être le Kazakhstan se pliera-t-il, par appât du gain, aux exigences en matière de démocratie et de droits de l'homme grâce à ce traité d'inspiration purement libérale, qui repose sur l'idée de Montesquieu selon laquelle « le commerce [… ] adoucit les moeurs ».
Pour ma part, je ne crois que très peu à cette idéologie, qui a trop souvent fait fausse route, et j'ai la faiblesse de penser que c'est par la diplomatie, en restant le plus vigilant possible, comme le rapporteur suppléant l'a souhaité, que l'on pourra faire appliquer les règles en matière de droits de l'homme et de démocratie. La France et l'Allemagne, coordinatrices de l'initiative de l'Union européenne pour le renforcement de l'État de droit en Asie centrale, devront donc être extrêmement vigilantes et travailler de concert avec Astana. L'objectif sera de faire avancer les droits sociaux et les droits de l'homme dans ce pays, afin que la population et les travailleurs bénéficient mieux qu'aujourd'hui des fruits de la croissance économique.
En dépit des fortes réserves concernant les droits de l'homme et de la surveillance sans relâche qui s'imposera en la matière, ce traité semble aller dans le bon sens, celui d'une insertion de l'Union européenne dans cette région qui sera incontournable à l'avenir. C'est aussi l'instrument d'une diplomatie de bon sens qui tente, tant bien que mal, de placer côte à côte engagements économiques et respect des droits de l'homme et de la démocratie. Le groupe GDR votera donc en faveur de la ratification cet accord.