Intervention de Martine Wonner

Séance en hémicycle du vendredi 18 juin 2021 à 9h00
Organisation et financements de l'hôpital

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMartine Wonner :

M. le ministre ne semble pas avoir compris le sens de ma question.

Les soignants ont été acclamés voire sacralisés pendant toute cette crise, à la mesure de leur investissement et des risques encourus, eux qui ont tout donné, certains au prix de séquelles telles des covid longs, voire des burn-out ; d'autres y ont même laissé la vie. Aujourd'hui certains disent stop : ils ne veulent plus de l'arrogance, du « rassurisme » du Gouvernement. Les soignants ne veulent plus de sophismes, ils veulent simplement être respectés.

Les soignants se tournent vers certains d'entre nous pour nous dire qu'ils refusent la pression vaccinale que vous exercez. Vous présentez en effet aux Français la vaccination comme absolument nécessaire, alors que les vaccins en question en sont encore en phase 3 d'expérimentation et ne bénéficient que d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle, et que le rapport bénéfice-risque n'a pas été complètement évalué, y compris en ce qui concerne les soignants.

Les soignants ne veulent pas de ce type de réponse ; ils veulent des réponses très concrètes et, surtout, faire leur travail de la façon la plus qualitative possible. Ils veulent des moyens. C'est pour cela qu'ils étaient dans la rue ces dernières semaines, que ce soit les personnels du CHU de Bordeaux ou de Saint-Quentin. Même les psychologues sont descendus dans la rue, pour la première fois. Alors, s'il vous plaît, monsieur le ministre, engagez-vous définitivement à assurer l'accès aux soins à tous, aux plus vulnérables, à assurer la sauvegarde de l'hôpital public et surtout de la sécurité sociale.

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