Vous avez ensuite, monsieur le ministre, fait un lien que je ne comprends pas bien entre le confinement et la scolarisation à domicile. Je vais m'efforcer de nuancer mon propos, afin que nous nous comprenions bien. Le confinement n'a pas été vécu de la même manière par tous les enfants de nos territoires, et il a montré que l'école publique telle qu'elle était organisée aujourd'hui, notamment pour ce qui concerne le développement du numérique, était défaillante et que certains enfants n'ont pas pu poursuivre leur scolarité d'une façon normale : cela n'a rien à voir avec l'instruction en famille. Celle-ci, comme il me semble que vous l'avez également dit, est un projet familial et personnel, faisant l'objet d'un engagement des familles et des parents qui font ce choix pour leurs enfants.
Le confinement a été subit et nous a tous surpris. L'école publique souffrant aujourd'hui d'un manque criant de moyens, il trouve aussi que, dans un grand nombre d'écoles et de familles, ce confinement s'est soldé par une déscolarisation temporaire des enfants, ce que je trouve dommage.