Il vise à renflouer la dotation de continuité territoriale, qui avait officiellement été instaurée pour soutenir le niveau de vie en Corse et faire baisser les prix. En réalité, elle n'a rien soutenu et n'a certainement pas fait baisser les prix. Elle a donné lieu à une énorme gabegie, à un gaspillage épouvantable d'argent public, et transformé la Corse en zone passive de consommation au détriment de ses capacités productives.
En toute hypothèse, c'est l'État qui a mis en place ce système. C'est l'État qui l'a imposé à la Corse, c'est l'État qui en a défini les contours, c'est l'État qui l'a géré et qui a procédé au contrôle de gestion. Maintenant que nous sommes en phase de contentieux, on ne peut pas demander à la collectivité d'assumer des responsabilités qui ne lui reviennent pas. L'État ne peut pas ne pas assumer le résultat de ses propres errements, que nous avons dénoncés des années durant. Si la collectivité de Corse était définitivement condamnée à payer cette somme, cela obérerait de façon catastrophique ses capacités opérationnelles. Nous vous demandons simplement d'assumer vos responsabilités. Cela n'est pas tout de répondre ex ante ; il faut assumer ce qui ne revient pas à la collectivité de Corse.