Intervention de Maxime Minot

Séance en hémicycle du lundi 25 octobre 2021 à 21h30
Projet de loi de finances pour 2022 — Sport jeunesse et vie associative

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMaxime Minot :

De façon générale, le constat s'impose d'un manque de cohérence des politiques en faveur de la jeunesse, eu égard au nombre sans cesse croissant de dispositifs et à l'absence de stratégie globale du Gouvernement. Après le label « 1 jeune, 1 solution », qui recouvre en réalité une multitude d'outils différents, la récente création d'un dispositif de mentorat – qui n'a d'ailleurs pas donné lieu à une concertation préalable avec les associations – en est une nouvelle illustration.

Le programme 350 est destiné à financer les Jeux olympiques et paralympiques. Après de fortes hausses de ses crédits, ce PLF amorce sans surprise une baisse des autorisations d'engagement et stabilise le niveau des crédits de paiement. Comme le rapporteur pour avis, je salue la rigueur du comité d'organisation des Jeux olympiques – COJO – dans la préparation des Jeux, puisque l'impact de la crise sanitaire semble maîtrisé et la trajectoire financière respectée. Il revient désormais au COJO et à la SOLIDEO – Société de livraison des ouvrages olympiques – de poursuivre leurs efforts pour tenir l'engagement d'une sobriété exemplaire des Jeux de Paris sur le plan budgétaire. Je m'interroge néanmoins sur l'action 05 du programme, abondée pour la première fois dans ce PLF, qui vise à financer « treize études décidées par le Gouvernement ». Nous ne manquerons pas de demander des comptes à ce sujet.

J'en viens au programme 219, Sport. Ses crédits étaient restés stables entre 2020 et 2021, après une forte augmentation due à l'intégration de la rémunération des conseillers techniques sportifs. Comme M. Larive, je rappelle l'engagement pris par M. Blanquer à Tokyo de préserver leurs effectifs, qui constitue une nouvelle promesse non tenue. En cinq ans, le nombre de CTS serait passé de 1650 à 1450 ; c'est un affaiblissement de l'encadrement d'État du sport de haut niveau et pour tous.

Dans le PLF pour 2022, l'Agence nationale du sport – qui remplace le ministère des sports dans une grande partie de ses attributions, je tiens à le rappeler – bénéficie de 10 millions de crédits supplémentaires. Nous remarquons également la légère augmentation du budget de l'INSEP. En outre, je ne peux qu'approuver la hausse, même timide, des crédits à destination de la prévention et de la protection des sportifs visant notamment à prévenir les incivilités, la violence et les discriminations et à lutter contre celles-ci. Vous connaissez mon engagement pour combattre ces dernières, quelles qu'elles soient.

En réalité, la principale augmentation dans ce budget pour 2022 concerne les crédits du dispositif pass'sport, créé dans la loi de finances rectificative du 19 juillet 2021 et maintenu dans ce texte. Comme cela a été rappelé à plusieurs reprises, le pass'sport permet à certains enfants de bénéficier d'une aide financière pour pratiquer le sport. Le dispositif, actuellement doté de 100 millions d'euros, pourrait être étendu à terme aux 18-20 ans, compte tenu du manque d'activité sportive lors de la pandémie.

Le besoin de sport n'a jamais été aussi fort dans la société française, qu'il s'agisse de le pratiquer ou de le vivre d'une autre manière : nous l'avons largement mesuré lors des confinements, il a pris une importance particulière dans nos vies. Vecteur de bien-être et acteur de la cohésion sociale, il est à l'origine d'émotions collectives intenses, comme celles que nous espérons tous vivre en France, d'abord à l'occasion de la Coupe du monde de rugby en 2023, puis, un an plus tard, lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024.

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