Si la répartition géographique des crédits diffère selon les dispositifs mobilisés, l'ensemble du territoire national est bien couvert par le plan de relance, y compris les Ardennes.
En revanche, je tiens à évoquer quelques points de vigilance. Nous ne disposons pas à ce stade d'informations précises sur les mécanismes qui peinent à se mettre en place et dont les crédits pourraient être redéployés. C'est l'agilité du plan qui est à surveiller – il a tout de même été fait pour cela. Il faudra attendre le projet de loi de finances de fin de gestion, qui doit être présenté en Conseil des ministres demain, pour connaître les dispositifs concernés et les redéploiements de crédits qui en découleront.
Par ailleurs, certains ministères ont mieux su tirer leur épingle du jeu que d'autres. Ils avaient probablement beaucoup de besoins. Ce ne sera pas le cas de Bercy, mais je pense au ministère de l'intérieur qui bénéficie largement du plan de relance, que ce soit au titre de la rénovation énergétique des bâtiments, du verdissement du parc automobile de l'État ou encore de la transformation numérique de l'État.
Je l'avais déjà dit l'année dernière : je note que certaines dépenses relèvent plus du fonctionnement que de la relance.