Intervention de Laurent Saint-Martin

Séance en hémicycle du mardi 2 novembre 2021 à 21h30
Projet de loi de finances pour 2022 — Mission plan d'urgence face à la crise sanitaire (état b)

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLaurent Saint-Martin, rapporteur spécial :

qui ont fait ce travail dans les territoires pendant dix-huit mois de façon absolument exemplaire. Chacun d'entre nous se souvient bien, notamment lors du démarrage des mois de mars et d'avril 2020, à quel point les entreprises étaient inquiètes face à cette situation inédite : les fermetures, l'incapacité de travailler et de maintenir leur activité.

Si trois outils doivent être absolument retenus comme modèle de soutien exceptionnel dans le cadre d'une crise, ce sont les prêts garantis par l'État, l'activité partielle et le fonds de solidarité. Certes, tout ne fut pas forcément parfait. Il a pu y avoir des trous dans la raquette – il me semble que c'est une expression qui a souvent été utilisée dans cet hémicycle – mais ils ont en général été comblés.

Nous avons permis aux entreprises de bénéficier de taux et de montants différents. Je rappelle qu'au début, le fonds de solidarité, c'était quelques milliers d'euros ; à la fin, les aides sont montées jusqu'à 200 000 euros pour les entreprises les plus touchées par l'avancée de la crise. Encore une fois, rendons-nous compte que cette adaptation et cette montée en puissance du fonds sont à la hauteur des moyens mobilisés : 37 milliards d'euros, un montant que, demain, nous devrons assumer sous la forme d'un déficit et d'un endettement qu'il faudra résorber à moyen terme.

Je ne dis pas cela parce que votre amendement serait infondé. Au contraire, vous avez raison de pointer du doigt l'exigence qui doit être la nôtre s'agissant du bon ciblage du fonds de solidarité. Je rappelle d'ailleurs que celui-ci est toujours actif dans les territoires d'outre-mer : 5 milliards d'euros sont ouverts sur ces crédits et je ne doute pas que l'administration et le Gouvernement seront désireux de bien finir le travail.

Comme nous allons voter ces crédits pour la dernière fois – c'est un peu le rideau qui se baisse pour le « quoi qu'il en coûte » –, je voudrais encore une fois vous remercier tous, sur chacun des bancs, pour votre travail pendant cette période qui a vu passer de nombreux PLFR et pour l'efficacité déployée en faveur de notre économie.

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