Vous soulignez l'action de l'État en matière de soutien à la lecture publique et aux bibliothèques. Un effort important a été engagé en la matière depuis 2017, non seulement avec le déploiement du plan Bibliothèques – à la suite du rapport remis par Erik Orsenna et Noël Corbin –, mais également dans le cadre de France relance. Ce soutien constant de l'État s'illustre aussi par la décision, prise par le Président de la République, d'ériger la lecture en grande cause nationale.
Cette question ne se limite pas aux enjeux budgétaires. Le Parlement s'en est d'ailleurs pleinement saisi à travers l'adoption de deux propositions de loi, votées à l'unanimité sur ces bancs – il faut le saluer et je vous en remercie.
Les crédits d'intervention dédiés à la politique du livre et de la lecture dans ce PLF s'élèvent à 29,5 millions d'euros. En complément des crédits inscrits sur le programme 334, l'intégralité des crédits dédiés aux différents dispositifs centraux ou déconcentrés en faveur du développement de la lecture et relevant de l'EAC est inscrite dans le nouveau programme 361. Ainsi, 1,5 million d'euros supplémentaires seront consacrés au volet EAC de l'action Livre et lecture, particulièrement dévolus à la conclusion de nouveaux contrats territoire-lecture, de contrats départementaux avec les collectivités territoriales mais également à des projets associant les bibliothèques, les associations, les centres de loisirs et les maisons de quartier, au plus près des Français. Ils permettront donc de renforcer la logique de l'« aller vers » que vous appelez de vos vœux, pour permettre l'accès à la lecture du plus grand nombre sur tout le territoire.
Vous avez également évoqué l'enjeu primordial de l'accessibilité à toutes et à tous – qui, je le sais, vous tient à cœur, ainsi qu'à Béatrice Descamps. L'État contribue déjà à l'amélioration de l'accès à tous au réseau de lecture publique. Il faut probablement aller plus loin. J'ai bien entendu votre interpellation, et vous pouvez compter sur mon engagement dans ce domaine.