Intervention de Lise Magnier

Séance en hémicycle du mercredi 15 décembre 2021 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2022 — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLise Magnier :

…la sortie de la procédure pour déficit excessif, nous l'avons obtenue avant la crise, et cela nous a permis de mobiliser massivement les finances publiques pour protéger les Français !

Car depuis le premier jour de la crise sanitaire, il y a un pilote dans l'avion de la politique économique française. Qui oserait dire que le fonds de solidarité, l'activité partielle et les prêts garantis par l'État n'ont pas été des dispositifs à la hauteur de la crise ? Qui oserait remettre en cause le soutien financier massif de l'État pour protéger l'emploi de nos concitoyens et pour accompagner les collectivités territoriales et les entreprises en cette période exceptionnelle si difficile ? Finalement, contrairement à ce que l'on dit trop souvent, nous avons su tirer les leçons du passé. En effet, lors des crises précédentes, aucun de ces outils de protection n'avait été élaboré par les gouvernements alors aux manettes, et l'on en connaît les résultats : explosion du nombre de chômeurs, perte de compétitivité, recul du nombre d'emplois et augmentation de la dette publique.

Nous n'allons pas nous excuser d'avoir su prendre toutes les mesures qu'il fallait – avec de l'argent public, certes, mais nos impôts servent à cela : financer la solidarité nationale, d'autant plus lorsqu'une crise affecte l'ensemble de nos concitoyens. Nous n'avons d'ailleurs pas attendu la crise pour mener une politique sociale juste et protéger les Français : c'est sous ce quinquennat qu'ont été revalorisés l'allocation de rentrée scolaire, l'allocation aux adultes handicapée, le minimum vieillesse et le complément de libre choix du mode de garde. C'est sous ce quinquennat qu'ont été permis le reste à charge zéro grâce au « 100 % Santé », la réindexation sur l'inflation des pensions de base des retraités modestes, l'indemnisation du congé de proche aidant, la création du service public de versement des pensions alimentaires, la revalorisation des pensions de retraite agricole. Je pourrais continuer longtemps, évoquer le Ségur de la Santé, la création d'une taxe sur les géants du numérique ou le nécessaire réarmement des ministères régaliens, voulu par cette majorité depuis cinq ans, mais aussi le rôle majeur de l'État, qui investit pour l'avenir et pour nos filières industrielles.

Alors bien sûr, non, nous n'avons pas tout fait, non, nous n'avons pas tout bien fait, mais nous avons l'immense mérite d'avoir réformé, d'avoir montré le chemin d'une prospérité retrouvée et d'avoir su protéger nos concitoyens.

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