Monsieur le ministre d'État, ministre de l'intérieur, depuis de nombreuses années, policiers et gendarmes pointent régulièrement la difficulté de leurs conditions de travail et la vétusté de certains de leurs locaux. Certes, des rustines ont été mises ici ou là, mais elles n'ont pas permis de répondre à ce problème persistant.
Dans le contexte sécuritaire que nous connaissons, où les menaces sont croissantes et omniprésentes, les forces de l'ordre assurent un rôle essentiel dans notre société. C'est pourquoi leurs conditions de travail doivent être améliorées, car elles ne sont pas à la hauteur de leur engagement.
Le surmenage et la lassitude face à des missions toujours plus nombreuses entraînent mal-être et questionnements chez ces femmes et ces hommes que j'ai eu l'occasion de rencontrer. Leur mobilisation n'en reste pas moins exemplaire : je tiens ici à les saluer.
En annonçant le lancement, d'ici à la fin de l'année 2020, de 76 nouvelles opérations immobilières – 29 pour la police, 47 pour la gendarmerie – , le Gouvernement a pris en considération l'ampleur de la situation. Nous nous réjouissons, monsieur le ministre d'État, de cette programmation immobilière, tant notre retard en ce domaine est considérable.
Je suis élue du Val-d'Oise, un département difficile où l'on dénombre près de 350 interventions par jour. C'est un territoire qui absorbe les effets de la métropole du Grand Paris sans en avoir toujours les moyens, et qui compte quelques commissariats en grande difficulté, comme celui de Deuil-la-Barre, dans ma circonscription, qui est installé dans une maison de ville trop petite et inadaptée.
Monsieur le ministre d'État, quelles étapes le Gouvernement a-t-il prévues pour mettre en oeuvre ce projet ambitieux de construction et d'entretien du parc immobilier, très attendu par la police et la gendarmerie ?