La chute de la participation est continue depuis vingt ans et le mode de scrutin n'est pour rien dans cette affaire.
Le cinquième paradoxe repose sur la multiplication des listes qu'induit le scrutin national, car chacun veut exister à son tour. Soyons néanmoins attentifs, mes chers collègues, à conserver un seuil de représentativité de 5 % – petite représentativité, mais représentativité tout de même !
Si vous vous préoccupez véritablement de l'avenir de l'Europe et voulez la refonder, alors il faut que la France pèse de tout son poids en Europe. Pour ce faire, il faut que nos élus soient représentatifs.
Enfin, mes chers amis, le texte présente un sixième paradoxe, qui est la dépendance des élus aux partis politiques – dont on ne parle pas souvent, d'ailleurs. Chacun ici sait qu'une liste nationale résulte du fait du prince – en l'espèce du chef de parti, qui désigne assurément les candidats figurant sur la liste nationale.