Intervention de Sébastien Lecornu

Séance en hémicycle du mercredi 21 février 2018 à 15h00
Questions sur la politique nationale en matière de sécurité routière et d'aménagement des infrastructures de transport

Sébastien Lecornu, secrétaire d'état auprès du ministre d'état, ministre de la transition écologique et solidaire :

Le sujet est ancien, madame la députée. J'entends que la première partie de votre question se veut constructive. Dans ce domaine aussi, il est difficile de faire apparaître un clivage politique, d'autant que, depuis de nombreuses années – je songe notamment aux régionales de 2010, puis de 2015 – , bien des candidats, notamment dans vos rangs, appellent de leurs voeux une réforme de la SNCF. Il serait très malvenu vis-à-vis de nos concitoyens de commencer à tirer dans tous les sens et de chercher à susciter des clivages à ce sujet. La question est la suivante : fera-t-on la réforme ou ne la fera-t-on pas ? Sur ce point, les choses sont claires ; j'ai eu l'occasion de le dire tout à l'heure au député de La France insoumise.

Deuxièmement, le rapport Spinetta met ces quarante-trois préconisations sur la table. Certaines relèvent véritablement du dialogue social – la question du statut – et d'autres de la nature du service. Cela nous renvoie aux lois de décentralisation de 1981 puis à la création des régions : qui est compétent pour quoi et qui prend quelle responsabilité ? En tant qu'élu local, je milite pour la décentralisation. Les conseils régionaux doivent prendre leur part dans un dialogue le plus sincère possible. À moins de faire de la politique politicienne sur le sujet – ce serait à n'y rien comprendre – , il est bien logique que l'État se concentre sur ce qui relève de l'intérêt national et les régions sur l'intérêt régional. C'est le bon sens.

Troisièmement, j'ai entendu les mots-clés de « covoiturage » ou de « TGV Grand Est ». C'est un peu compliqué de vous répondre en un temps aussi réduit. Sachez toutefois que, s'agissant du TGV Grand Est, c'est un modèle qui réussit. Pour vous rassurer sur le sujet, si vous étiez inquiète, je discute souvent avec le président de région, avec lequel je travaille sur d'autres sujets, comme Bure ou Fessenheim, et il n'y a aucune crainte à avoir sur les dessertes du TGV Grand Est dans les semaines, les mois et même, crois-je savoir, les années à venir.

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