Madame la ministre, je voulais appeler votre attention sur la protection maternelle et infantile, qui est de la compétence des départements. Mais, même si je crois que la décentralisation est un moyen de rapprocher l'État des populations, le cadrage national en ce domaine pose aujourd'hui problème. En effet, la prise en charge maternelle et infantile est très inégale selon les territoires. Certaines collectivités souhaitent faire davantage, mais elles ont de moins en moins de moyens ; d'autres considèrent qu'elles peuvent se retirer de cette mission, c'est le cas du département où je suis élue, les Hauts-de-Seine. Que comptez-vous faire pour réinstaurer des seuils minimaux un peu plus élevés de prise en charge, notamment s'agissant des bilans des trois ans assurés par les médecins de la protection maternelle et infantile (PMI) ? Nous sommes face à une crise de recrutement, parce que les départements ne rémunèrent pas assez les médecins de PMI.
Nous avons abordé ce matin le thème du logement, qui n'est certes pas de votre ressort, monsieur le ministre. Mais les mauvaises conditions de logement et le surpeuplement ne nuisent-ils pas au sommeil, au repos et aux conditions de travail des enfants, tout comme à leur développement cognitif ? Faire progresser la scolarisation dès deux ans serait, je crois, susceptible d'aider le processus précoce des acquisitions chez les enfants. Qu'en pensez-vous ?