Par cet amendement auquel je tiens particulièrement, je souhaite insister sur la nécessité, pour nos armées, d'assurer des soins médicaux de qualité.
Le service de santé des armées possède à ce jour un centre de traitement des brûlés, rattaché à l'hôpital d'instruction des armées Percy et reconnu, en France comme à l'étranger, comme un service d'excellence. Inauguré le 6 décembre 2017, le nouveau centre de traitement des brûlés de l'hôpital Percy devait permettre au service de santé des armées de maintenir son niveau d'excellence et d'améliorer ses capacités dans l'accueil et le traitement des militaires et des civils brûlés.
Pourtant, à peine avait-il été inauguré, on a décidé en février dernier qu'il serait réorganisé – certains vont même jusqu'à dire « amputé ». L'organisation, pourtant indispensable au bon fonctionnement du centre de traitement des brûlés, est remise en question. Les conséquences seront très concrètes : déclassement quantitatif, avec une diminution du nombre de lits disponibles, et déclassement qualitatif, ce qui est naturellement plus grave. Tout cela vise à permettre la création d'un service de réanimation à moindre coût. Or, n'importe quel militaire vous le dira, une armée solide ne s'engage pas sans réserve si elle n'est pas absolument certaine que tous les moyens seront mis en oeuvre pour soigner ses blessés. C'est déterminant pour instaurer un lien de confiance entre les militaires et l'État.
J'irai même plus loin : remanier maintenant le centre de traitement des brûlés de Percy, c'est porter un coup à la recherche d'excellence qui doit être celle des hôpitaux français, tant pour les militaires que pour tous les civils qui se font soigner dans ce même centre.