J'ai bien compris que l'exécutif encadrait les ventes d'armes, et aussi que le pouvoir législatif devait, à un moment, donner son opinion sur l'entrée en guerre de notre pays et sur la ratification des accords et traités internationaux.
Le problème est que, sur ces questions de ventes d'armes, le législatif n'est pas très informé. Tout à l'heure, madame la ministre, nous vous avons interpellée afin d'avoir des éléments. Nous ne les avons pas obtenus, au motif qu'ils relèveraient du domaine de l'exécutif.
Mais non, pas seulement, je suis désolé !
En outre, il faut distinguer les ventes et les distributions d'armes. Ces dernières sont tout aussi graves. Par exemple, la France a parachuté en Libye des quantités d'armes dont nous n'avons jamais eu la liste et qui ont parfois été retournées contre notre propre armée. Sans faire aucun inventaire, sans mener aucune étude ni aucune analyse, l'État français a parachuté des armes qui ont pu être utilisées contre des populations.
La représentation nationale pourrait tout de même avoir son mot à dire sur ces questions qui concernent non seulement nos finances publiques, mais aussi la sécurité des Français. En effet, lorsque des actions agressives sont menées avec des armes françaises, même par un autre pays, cela met en difficulté la population française dans la mesure où les représailles sont tournées tant contre le pays agresseur que contre son fournisseur, c'est-à-dire contre le vendeur d'armes. Cela alimente aussi le terrorisme en notre direction. Ce sujet mérite donc d'être considéré comme une question politique importante qui concerne le Parlement.