On me permettra d'apprécier le Maroilles… (Rires.) On peut louer la démarche d'une commission d'enquête visant à s'assurer d'une alimentation saine, mais il faut éviter de cultiver le food bashing contre l'industrie agroalimentaire. Nous sommes face à un dilemme presque cornélien entre, d'un côté, une alimentation saine, de terroir, avec des circuits courts, et, de l'autre, une industrie agroalimentaire qui crée des emplois sur nos territoires et fait vivre beaucoup de producteurs – c'est le cas en Picardie, qui a des industriels de qualité, bien organisés. Attention à ne pas glisser sur ce terrain en opposant deux modes, qui, dans la réalité, peuvent très bien se concilier. N'allons pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis.