Je tiens à souligner que servir 100 % de viande locale, c'est un leurre. Il ne faut pas se raconter d'histoires : il faudrait monter des abattoirs de proximité et consommer toute la viande produite sur place ! Ce n'est même pas concevable en rêve. Certes, il faut encourager la proximité, mais il faut aussi privilégier la qualité. Quant aux menus alternatifs, évidemment, il faut les développer. Et il faut appeler un chat un chat : certaines communautés ont des besoins spécifiques. J'ai été très frappé de constater, dans ma ville, que les jeunes musulmans ne venaient pas dans nos restaurants faute de repas alternatifs ; or nous devons faire en sorte, en respectant les convictions des uns et des autres, que tout le monde s'alimente.