Comme vient de le rappeler M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation, il faut que nous disposions d'un cadre pour les prochaines négociations commerciales. J'ai bien entendu votre remarque concernant mon amendement qui a introduit l'article 10 ter. J'y reviendrai lorsque nous l'examinerons. Bien évidemment, cet amendement visait non pas à supprimer tout cadre ou à instaurer la loi de la jungle, mais à donner un grand coup de pied dans la fourmilière et à signifier que tout était sur la table, qu'il fallait discuter de tout, sans tabou, afin de changer le cadre général, car celui-ci n'engendre, depuis une quinzaine d'années, qu'une guerre des prix et une baisse continue du prix payé au producteur. Nous en rediscuterons le moment venu.
Il va de soi que je suis défavorable à la motion. Nous avons eu des discussions devant la commission, qui a d'ailleurs adopté des amendements. Nous en aurons d'autres dans l'hémicycle. Mais il y a urgence. Il faut absolument aller très vite, compte tenu de l'état de l'agriculture française. Je partage d'ailleurs votre constat sur les chiffres.