Je ne sais pas si l'application de cette loi va modifier les règles en ce qui concerne, par exemple, les représentants de l'Assemblée nationale au Conseil de l'Europe. Au fond, c'est aussi un état d'esprit. À ce jour, il y a trente membres : dix-huit titulaires et douze suppléants. L'idéal du Conseil de l'Europe, c'est que toutes les oppositions soient représentées pour parler des droits de l'homme. Or, la France fait office de mauvaise élève, parce que deux de ses groupes ne sont pas représentés à l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. S'agissant d'enjeux aussi importants que ceux des droits de l'homme dans nos pays, peut-être que le fait majoritaire pourrait revoir sa copie, et le Président de l'Assemblée l'accompagner, de sorte que, très rapidement, le groupe La France insoumise et celui de la Gauche démocrate et républicaine rejoignent, même pour un poste de suppléant, les bancs du Conseil de l'Europe...