Il faut nous rappeler collectivement que, aussi importante et noble que soit cette problématique émergente, nous sommes réunis maintenant pour concevoir un texte qui permette aux agriculteurs de tirer un revenu décent de leur travail. Tel est le premier objectif qui est ressorti des états généraux de l'alimentation et qui a motivé au moins la première partie de ce texte.
Le deuxième objectif est celui de l'alimentation saine et durable. Cela relève d'ailleurs d'une démarche originale : lier le revenu agricole et la qualité de l'alimentation, pour éviter que les questions ne soient traitées en silos ou séparément, d'une manière un peu technocratique.
Nous en venons désormais à un enjeu qui répond à une évolution sociétale importante : la condition animale.
Moi qui, comme beaucoup ici, suis élu d'une circonscription majoritairement agricole, permettez-moi de vous dire que je ne connais pas un paysan – et j'en connais beaucoup – qui ne cherche pas à bien traiter ses animaux.